joi, 21 mai 2015

Oreste si Basescu

sâmbătă, 16 mai 2015

Despre Macedonia, numai de bine


Échec du coup d’État US en Macédoine

La Macédoine vient de placer hors d’état de nuire un groupe armé dont elle surveillait les commanditaires depuis au moins huit mois. Elle a prévenu ainsi une nouvelle tentative de coup d’État, planifiée par Washington pour le 17 mai. Il s’agissait d’élargir à la Macédoine le chaos déjà installé en Ukraine de manière à prévenir le passage d’un gazoduc russe vers l’Union européenne.

 | DAMAS (SYRIE)  
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Le Premier ministre macédonien, Nikola Gruevski, annonce la fin de l’assaut contre les terroristes.

L’affaire de Kumanavo

La police macédonienne a lancé, le 9 mai 2015, à l’aube, une opération pour arrêter un groupe armé qui s’était infiltré dans le pays et qu’elle soupçonnait de préparer divers attentats.
La police avait évacué la population civile avant de donner l’assaut.
Les suspects ayant ouvert le feu, il s’ensuivit une dure bataille qui fit 14 morts du côté des terroristes et 8 du côté des forces de l’ordre. 30 personnes ont été faites prisonnières. On dénombre quantité de blessés.

Pas une action terroriste, mais une tentative de coup d’État

La police macédonienne était manifestement bien renseignée avant de lancer son opération. Selon le ministre de l’Intérieur, Ivo Kotevski, le groupe préparait une très importante opération pour le 17 mai (c’est-à-dire lors de la manifestation convoquée par l’opposition albanophone à Skopje).
L’identification des suspects a permit d’établir qu’ils étaient presque tous anciens membres de l’UÇK (Armée de libération du Kosovo) [1].
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Le repaire du groupe armé à Kumanovo, après l’assaut.
Parmi ceux-ci, on trouve :
• Sami Ukshini, dit « Commandant Sokoli », dont la famille joua un rôle historique au sein de l’UÇK.
• Rijai Bey, ancien garde du corps de Ramush Haradinaj (lui-même trafiquant de drogues, chef militaire de l’UÇK, puis Premier ministre du Kosovo. Il fut jugé par deux fois par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie pour crimes de guerre, mais acquitté car 9 témoins cruciaux furent assassinés durant son procès).
• Dem Shehu, actuel garde du corps du leader albanophone et fondateur du parti BDI, Ali Ahmeti.
• Mirsad Ndrecaj dit le « Commandant de l’Otan », petit fils de Malic Ndrecaj commandant de la 132e Brigade de l’UÇK.
Les principaux chefs de cette opération, dont Fadil Fejzullahu (mort pendant l’assaut), sont des proches de l’ambassadeur des États-Unis à Skopje, Paul Wohlers.
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Fadil Fejzullahu, un des chefs du groupe armé mort durant l’assaut, avec son patron, l’ambassadeur des États-Unis à Skopje, Paul Wohlers.
Ce dernier est fils d’un diplomate états-unien, Lester Wohlers, qui joua un rôle important dans la propagande atlantiste et dirigea le service cinématographique de l’U.S. Information Agency. Le frère de Paul, Laurence Wohlers, est actuellement ambassadeur en République centrafricaine. Paul Wohlers lui même, ancien pilote de la Navy, est un spécialiste du contre-espionnage. Il fut directeur adjoint du Centre d’opérations du département d’État (c’est-à-dire du service de surveillance et de protection des diplomates).
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Alors que la Macédoine ne fait pas partie de l’Otan, Jens Stoltenberg « suivait » l’opération de police à Kumanovo.
Pour qu’il n’y ait aucun doute sur les commanditaires, le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, intervenait avant même la fin de l’assaut. Non pas pour déclarer sa condamnation du terrorisme et son soutien au gouvernement constitutionnel de Macédoine, mais pour transformer le groupe terroriste en une opposition ethnique légitime : « C’est avec une vive inquiétude que je suis les événements se déroulant à Kumanovo. J’adresse toute ma sympathie aux familles des personnes tuées ou blessées. Il est important que tous les dirigeants politiques et responsables de communauté s’emploient ensemble à rétablir le calme et fassent procéder à une enquête transparente pour déterminer ce qui s’est passé. J’appelle instamment chacun à faire preuve de retenue et à éviter toute nouvelle escalade, dans l’intérêt du pays et de l’ensemble de la région. »
Il faut être aveugle pour ne pas comprendre.
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Lorsqu’il était gouverneur de la région de Stroumitsa, Zoran Zaev fut accusé d’avoir favorisé la construction d’un centre commercial et arrêté pour corruption. Pour le soutenir, son parti se retira du Parlement. En définitive, il fut grâcié par le président de la République, Branko Crvenkovski, qui présidait alors son parti. Il fut élu président du SDSM en juin 2013.
En janvier 2015, la Macédoine déjouait une tentative de coup d’État au bénéfice du chef de l’opposition, le social-démocrate Zoran Zaev. Quatre personnes étaient arrêtées et M. Zaev se voyait confisquer son passeport, tandis que la presse atlantiste commençait à dénoncer une « dérive autoritaire du régime » (sic).
Zoran Zaev est publiquement soutenu par les ambassades des États-Unis, du Royaume-Uni, d’Allemagne et des Pays-Bas. Mais il n’existe à ce jour de trace dans la tentative de coup d’État que de la responsabilité US.
Le 17 mai, le parti social-démocrate (SDSM) [2] de Zoran Zaev devait organiser une manifestation. Il devait distribuer 2 000 masques de manière à empêcher la police d’identifier les terroristes au sein du cortège. Durant la manifestation, le groupe armé dissimulé par ces masques devait attaquer diverses institutions et lancer une pseudo-« révolution » comparable à celle de la Place Maidan de Kiev.
Ce coup d’État était coordonné par Mile Zechevich, un ancien employé d’une des fondations de George Soros.
Pour comprendre l’urgence de Washington à renverser le gouvernement de Macédoine, il faut revenir sur la guerre des gazoducs. Car la politique internationale est un grand échiquier où chaque mouvement de pièce provoque des conséquences sur les autres.

La guerre du gaz

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Le gazoduc Turkish Stream devrait passer à travers la Turquie, la Grèce, la Macédoine et la Serbie pour déservir l’Union européenne en gaz russe. A l’initiative du président hongrois, Viktor Orbán, les ministres des Affaires étrangères des pays concernés se sont réunis le 7 avril à Budapest pour se coordonner face aux États-Unis et à l’Union européenne.
Depuis 2007, les États-Unis tentent de couper les communications entre la Russie et l’Union européenne. Ils sont parvenus à saboter le projet South Stream en contraignant la Bulgarie à annuler sa participation, mais le 1er décembre 2014, à la surprise générale, le président russe Vladimir Poutine lançait un nouveau projet en réussissant à convaincre son homologue turc Recep Tayyip Erdoğan de faire accord avec lui bien que la Turquie soit membre de l’Otan [3]. Il était convenu que Moscou livrerait du gaz à Ankara et que celui-ci en livrerait à son tour à l’Union européenne, contournant ainsi l’embargo anti-russe de Bruxelles. Le 18 avril 2015, le nouveau Premier ministre grec, Aléxis Tsípras, donnait son accord pour que le gazoduc traverse son pays [4]. Le Premier ministre macédonien, Nikola Gruevski, avait, quant à lui, discrètement négocié en mars dernier [5]. Enfin, la Serbie, qui faisait partie du projet South Stream, avait indiqué au ministre russe de l’Énergie, Aleksandar Novak, lors de sa réception à Belgrade en avril, qu’elle était prête à basculer sur le projet Turkish Stream [6].
Pour stopper le projet russe, Washington a multiplié les initiatives :
- en Turquie, il soutient le CHP contre le président Erdoğan en espérant lui faire perdre les élections ;
- en Grèce, il a envoyé le 8 mai, Amos Hochstein, directeur du Bureau des ressources énergétiques, pour sommer le gouvernement Tsípras de renoncer à son accord avec Gazprom ;
- il prévoyait —à toutes fins utiles— de bloquer la route du gazoduc en plaçant une de ses marionnettes au pouvoir en Macédoine ;
- et en Serbie, il relance le projet de sécession du bout de territoire permettant la jonction avec la Hongrie, la Voïvodine [7].
Dernière remarque et non des moindres : le Turkish Streamalimentera la Hongrie et l’Autriche mettant fin au projet alternatif négocié par les États-Unis avec le président Hassan Rohani (contre l’avis des Gardiens de la Révolution) d’approvisionnement avec du gaz iranien [8].

luni, 11 mai 2015

A fost sau nu a fost ucis Bin Laden?

Was the bin Laden killing story a lie?

Story highlights

  • Investigative journalist Seymour Hersh contends that White House concealed real story of Osama bin Laden raid
  • Peter Bergen: The evidence strongly suggests that Hersh's account is false
Peter Bergen is CNN's national security analyst, a vice president at New America and a professor of practice at Arizona State University. He is the author of "Manhunt: The Ten-Year Search for bin Laden -- From 9/11 to Abbottabad."
(CNN)Seymour Hersh is one of the giants of investigative journalism. Early in his career he broke the story of the My Lai massacre during which hundreds of unarmed civilians were killed by U.S. soldiers in Vietnam in 1968.
Hersh was still going strong after 9/11, breaking (along with "60 Minutes") the story of the prisoner abuses by U.S. soldiers at the Abu Ghraib prison in Iraq for The New Yorker in 2004.
Now comes another blockbuster from Hersh in which he asserts, "The White House's story (about the 2011 U.S. Navy SEAL raid in Pakistan that killed Osama bin Laden) might have been written by Lewis Carroll."
Peter Bergen
Hersh's article appeared in the London Review of Books, not in The New Yorker where he has been a contributorsince 1993.
Because of Hersh's stature his article about the bin Laden raid attracted so much attention Sunday when it first appeared that the London Review of Books' website crashed.

    A massive cover-up?

    Hersh's major argument in his new report is that quite contrary to what Obama administration officials claimed in the wake of the bin Laden raid, U.S. and Pakistani officials were fully conversant about bin Laden's whereabouts in the northern city of Abbottabad, cooperated in his capture and then engaged in a massive cover-up of all this, involving officials at many different levels of government in both nations.
    The principal claims that Hersh's article makes, which largely rely on the assertions of a single, unnamed, retired senior U.S. intelligence official, are:
    • That the 2011 U.S. Navy SEAL raid on the Abbottabad compound where bin Laden was hiding in northern Pakistan was not a firefight in which SEALs went into a dangerous and unknown situation, but a setup in which Pakistan's military had been holding bin Laden prisoner in Abbottabad for five years and simply made him available to the SEALs who flew in helicopters to the compound on the night of the raid.
    • An officer from Pakistan's powerful military intelligence agency ISI accompanied the SEALs on the raid and showed them around the Abbottabad compound, and the only shots fired that night were the ones that the SEALs fired to kill bin Laden.
    • A "walk in" to the U.S. Embassy in Islamabad tipped off the CIA that bin Laden was living in the Abbottabad compound, and it was not true -- despite the statements of multiple U.S. officials after the raid -- that the CIA had traced back one of bin Laden's couriers to the Abbottabad compound and built a circumstantial case that bin Laden was living there.
    • Saudi Arabia was financing bin Laden's upkeep in his Abbottabad compound.
    • A Pakistani army doctor obtained DNA from bin Laden that proved he was in Abbottabad, proof that was provided to the States so that all the supposed uncertainty -- cited by Obama administration officials after the raid -- about whether bin Laden was actually living in the compound was a lie.
    • The "most blatant lie," according to Hersh, was that "Pakistan's two most senior military leaders -- General Ashfaq Parvez Kayani, chief of the army staff, and General Ahmed Shuja Pasha, director general of the ISI -- were never informed" in advance of the U.S. raid on the bin Laden compound.
    In short, according to Hersh's account, President Barack Obama and many of his top advisers lied about pretty much everything concerning what is considered one of the President's signal accomplishments: authorizing the raid in which bin Laden was killed.

    The evidence

    Hersh's account of the bin Laden raid is a farrago of nonsense that is contravened by a multitude of eyewitness accounts, inconvenient facts and simple common sense.
    Let's start with the claim that the only shots fired at the Abbottabad compound were the ones that killed bin Laden. That ignores the fact that two SEALs on the mission, Matt Bissonnette, author of "No Easy Day," and Robert O'Neill have publicly said that there were a number of other people killed that night, including bin Laden's two bodyguards, one of his sons and one of the bodyguard's wives. Their account is supplemented by many other U.S. officials who have spoken on the record to myself or to other journalists.
    O'Neill on Bin Laden: I had to shoot him
    O'Neill on Bin Laden: I had to shoot him 09:03
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    I was the only outsider to visit the Abbottabad compound where bin Laden lived before the Pakistani military demolished it. The compound was trashed, littered almost everywhere with broken glass and several areas of it were sprayed with bullet holes where the SEALS had fired at members of bin Laden's entourage and family, or in one case exchanged fire with one of his bodyguards. The evidence at the compound showed that many bullets were fired the night of bin Laden's death.
    Common sense would tell you that the idea that Saudi Arabia was paying for bin Laden's expenses while he was living in Abbottabad is simply risible. Bin Laden's principal goal was the overthrow of the Saudi royal family as a result of which his Saudi citizenship was revoked as far back as 1994.
    Why would the Saudis pay for the upkeep of their most mortal enemy? Indeed, why wouldn't they get their close allies, the Pakistanis, to look the other way as they sent their assassins into Pakistan to finish him off?
    Common sense would also tell you that if the Pakistanis were holding bin Laden and the U.S. government had found out this fact, the easiest path for both countries would not be to launch a U.S. military raid into Pakistan but would have been to hand bin Laden over quietly to the Americans.
    Indeed, the Pakistanis have done this on several occasions with a number of other al Qaeda leaders such as Khalid Sheikh Mohammed, the operational commander of 9/11, who was handed over to U.S. custody after a raid in the Pakistani city of Rawalpindi in 2003. So too was Abu Faraj al-Libi, another key al Qaeda leader who was similarly handed over by the Pakistanis to U.S. custody two years later.

    Why cover it up?

    Common sense would also tell you that if U.S. officials had found out that the Pakistani officials were hiding bin Laden there is no reason the Americans would have covered this up. After all, around the time of the bin Laden raid, relations between the United States and Pakistan were at an all-time low because the Pakistanis had recently imprisoned Raymond Davis, a CIA contractor who had killed two Pakistanis. What did U.S. officials have to lose by saying that bin Laden was being protected by the Pakistanis, if it were true?
    The fact is that the senior Pakistani officials Hersh alleges were harboring bin Laden were as surprised as the rest of the world that al Qaeda's leader was living in Abbottabad. The night of the bin Laden raid, U.S. officials were monitoring the communications of Pakistan's top military officials such as Kayani and Pasha and their bewildered reactions confirmed that the Pakistanis had not had a clue about bin Laden's presence there, according to a number of U.S. officials I spoke to in the course of reporting "Manhunt," a book about the hunt for bin Laden.
    In his article, Hersh correctly points out that in the immediate aftermath of the bin Laden raid, White House officials initially made some false statements about the raid -- for instance, that bin Laden was using his wives as human shields during the raid -- but these were quickly corrected.
    The only source Hersh refers to by name in his 10,000-word piece is Assad Durrani, who was the head of ISI during the early 1990s, around two decades before the bin Laden raid occurred. Hersh portrays Durrani as generally supportive of Hersh's various conclusions.
    When I emailed Durrani after the Hersh piece appeared, Durrani said there was "no evidence of any kind" that the ISI knew that bin Laden was hiding in Abbottabad but he still could "make an assessment that this could be plausible." This is hardly a strong endorsement of one of the principal claims of Hersh's piece.
    Durrani added that he believed that the bin Laden "operation could not have been carried out without our cooperation." This glosses over the fact that the SEALs were flying in stealth helicopters through blind spots in Pakistan's radar defense and the Pakistani air force had virtually no capacity to fly at night when the raid took place, so in fact the bin Laden raid was relatively easily accomplished without Pakistani cooperation, according to multiple U.S. officials with knowledge of the bin Laden operation.
    All sorts of things are, of course, plausible, but in both journalism and in the writing of history one looks for evidence, not plausibility.
    Hersh has had a storied career. One hopes that he won't end it with a story about the Obama administration and the bin Laden raid that reads like Frank Underwood from "House of Cards" has made an unholy alliance with Carrie Mathison from "Homeland" to produce a Pakistani version of Watergate.