duminică, 1 februarie 2009

De ce temperatura corpului e de 37,5 grade?

On a longtemps cru, et peut-être même certains le croient-ils encore, qu'il y avait des animaux à sang froid et des animaux à sang chaud. Serpents et autres reptiles feraient partie du premier groupe, les oiseaux et les mammifères, dont les hommes, feraient partie du second. C'est doublement faux. D'une part, parce que l'on sait aujourd'hui qu'il y a bien plus de catégories que ces deux simples «froid» et «chaud», la na­ture n'ayant, comme d'habitude, pas été avare de solutions au chauffage interne des êtres vivants. Et d'autre part, parce que ceux l'on appelait les animaux à sang froid sont en réalité bien souvent plus chauds que ceux réputés être de sang chaud.

Si tous les êtres vivants, les plantes aussi d'ailleurs, ont besoin de réguler leur tempéra­ture interne en fonction des conditions climatiques ou de leur situation physiologique, plusieurs moyens peuvent être mis en œuvre. Le plus simple est d'utiliser le soleil pour se réchauffer et l'ombre ou l'eau pour se refroidir. C'est le cas des serpents, lézards et des reptiles en général (mais pas seulement). Ils appartiennent au monde des ectothermes. Leur température corporelle peut varier jusqu'à plus ou moins 20 °C sans danger pour l'orga­nisme concerné. Si ce rudimentaire système de climatisation est peu consommateur d'énergie, d'aliments et d'oxygène, il est cependant assez handicapant pour l'activité de l'animal, qui devient tributaire de la température ambiante.

En revanche, mammifères et oiseaux disposent d'une «chaufferie» interne sophistiquée, avec système de refroidissement et de préservation d'énergie, qui leur permet, la plupart du temps, de maintenir leur température in­terne quasiment constante. Ils appartiennent au groupe des endothermes. Une trop grande variation de cette température peut être fatale aux membres de ce groupe. Et si cette constance de la température permet le maintien d'une activité à volonté dans la plupart des conditions climatiques, elle est en revanche très gourmande en énergie et nécessite donc des apports en aliments et en oxygène réguliers et assez importants.

Un compromis biochimique

Les poissons sont souvent classés avec les reptiles. Pourtant, leur cas est particulier. En effet, leur température corporelle ne varie que très peu (de 1° à 2° sous celle de la température de l'eau), car le milieu dans lequel ils évoluent est thermiquement plutôt stable. Ce sont donc des ecto­thermes homéothermes. Mais les thons, espadons, requins, par exemple, sont capables d'élever leur température très au-dessus de celle de l'eau (jusqu'à + 15 °C) dans laquelle ils nagent…

A contrario, chez les endothermes (température constante), certains animaux sont capables de faire varier de manière importante leur température. Les colibris, ou oiseaux-mouches, et de nombreux passereaux sont ainsi capables d'abaisser leur température la nuit ou dans des conditions hivernales. Tout comme les chauves-souris. Sans parler des mammifères qui pratiquent la vraie hibernation (pas comme les ours) et dont la température corporelle n'est plus que de quelques degrés.

La machine humaine n'a pas cette possibilité, et l'hypothermie sévère (à partir de 32 °C) peut lui être fatale. La chaleur du corps est en effet produite par le métabolisme des aliments et par le «travail» fourni par les différents muscles et organes qui «brûlent» de l'oxygène. C'est le cerveau, et plus particulièrement l'hypothalamus, qui assure une régulation «automatique» de la tempéra­ture corporelle en fonction d'une valeur référence (autour de 37,5 °C). Si, à cause d'un effort ou des conditions ambiantes, la température du corps monte, l'hypothalamus déclenche la transpiration. Si la température descend, il déclenche des frissons corporels et augmente les oxydations cellulaires produisant de la chaleur.

Cette température autour de 37,5 °C est un compromis biochimique. C'est à cette température que les réactions biochimiques se produisent avec assez de vitesse et d'intensité pour créer les éléments nécessaires à la vie des cellules, mais pas trop pour ne pas les brûler et respecter les cycles biochimiques sans les affoler. La biochimie autorise un certain battement, grosso modo d'une dizaine de degrés.

Ce que l'on retrouve, avec de petites différences, chez les autres mammifères. Les chats et les chiens vivent ainsi entre 38,5° et 39°. Les oiseaux font plus fort, puisque leur température s'élève le plus souvent à 40°, à 41° ou 42° pour les mésanges, chez qui elle peut monter jusqu'à 44°. C'est que leurs dépenses énergétiques liées au vol sont supérieures à celles des autres animaux. Une sorte de fièvre des hauteurs.

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